Entrelacs, en camaïeu de vert, bleu et gris

Une création de vitrail pour une porte

Ça y est ma dernière création vient d’être posée !
C’est toujours un moment plein d’émotion, car c’est là que l’on peut enfin juger de la réussite du projet, par rapport à la lumière en place, au décor environnant, à l’atmosphère du lieu…

Détail vitrail Anne Veyrier du Muraud, couleurs jaune, bleu vert

Je ne sais pas trop comment situer ce vitrail stylistiquement parlant, sûrement quelque part entre les entrelacs cisterciens (qui m’ont toujours inspiré) et le style d’art déco que j’affectionne beaucoup. Même si dans ce cas, c’est très très à ma sauce…

C’est pourquoi je vais plutôt vous parler des étapes de fabrication d’un tel projet.

Dans les coulisses du projet

de la maquette au carton

Un vitrail commence toujours par une maquette,
Ici le client voulait un vitrail dans une très belle porte ouvragée.
(La porte avait au préalable été retravaillée, par Manuel Boulonnais, menuisier et ébéniste)

Un projet commence toujours par une maquette (image ci-dessous à gauche).

Puis vient le moment de la coloration (sur l’image centrale).
La coloration, c’est le choix des verres du futur vitrail. C’est la couleur bien sûr, mais aussi la texture, l’opacité, la transparence, la translucidité du verre… C’est important de les regarder ensemble et en lumière. L’une des difficultés ici était de trouver 7 couleurs capables de cohabiter ensemble.

Enfin, vient le carton (troisième image), c’est-à-dire la reproduction du dessin à échelle un, avec indication des verres de couleur (c’était ici un jeu très subtil).

coupe du verre

Ça y est le travail d’atelier peut enfin commencer avec la coupe de verre,
sur le lien suivant, vous pourrez entendre le chant du verre, toutes les pièces sont coupées une par une, à l’aide des calibres. La coupe doit être parfaitement juste, surtout dans un projet d’entrelacs comme celui-ci.

C’est ici qu’on a le plaisir de voir notre projet prendre vie peu à peu sur la table.
Personnellement j’adore ce moment, c’est là que le vitrail commence à exister réellement.
On ne voit pas encore toutes la subtilité des teintes, car la lumière ne passe pas encore, mais le vitrail prends forme…

Sertissage, le montage en plomb

Le vitrail est ensuite monté en plomb, selon la technique traditionnelle.
Un motif d’entrelacs comme celui-ci, demande beaucoup de minutie, mais c’est aussi cela qui est intéressant.
Le plomb est souple et profilé en H sous forme de baguettes de 2 mètres. C’est ce qui permet la mise en plomb.
J’assemble le tout sur une table de montage en bois, je bloque les verres avec des pointes, et une fois terminée, je soude les intersections à l’étain. C’est déjà comme cela que faisaient les anciens. En vrai la technique n’a pas tellement évoluée…

Montage de vitrail, Anne Veyrier du Muraud

mastiquage

Enfin, viens le moment de mastiquer, avec un mastic de vitrier composé de blanc de Meudon et d’huile de lin.
Cette étape est importante car c’est elle qui donnera l’étanchéité et la solidité au vitrail

Pose

Arrive enfin le moment de la pose,
pour une porte traditionnelle en bois comme ici, petits clous et mastic pour que ça ne bouge plus.

pose du vitrail

Et voilà,

je vous laisse sur ces images du travail terminé…
Si à votre tour vous souhaiter avoir un vitrail chez vous, n’hésitez pas à jeter un œil ici, et à me contacter pour étudier la faisabilité de votre projet.

2 commentaires sur “Entrelacs, en camaïeu de vert, bleu et gris

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